La Gare de Roubaix

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Un signe urbain moderne de 1888

Après avoir déplacé en 1863 le site de la gare entre les rues de Mouvaux et du Fresnoy, la ville souhaitait un bâtiment illustrant sa réussite industrielle. La Compagnie des Chemins de fer du Nord accepte cette proposition en échange de la création d’une large avenue en direction de la Grand-Place, la future rue de la gare, qui est percée en 1882 (elle est rebaptisée avenue Jean-Baptiste Lebas en 1946).

Inauguré en 1888, le bâtiment est réalisé par Sydney Dunnett (1837-1892), architecte en chef de la compagnie et également auteur de la grande halle de la gare de Lille (1892) et de la gare de Tourcoing (1905).

Le vaste bâtiment roubaisien est composé de deux grands pavillons de style néo-Renaissance encadrant une large nef centrale en verrière, couronnée d’un clocheton portant l’indispensable horloge. Cette verrière est plus symbolique que fonctionnelle car elle ne couvre pas les voies comme dans les grandes gares de terminus. Elle n’est donc pas indispensable mais elle est au contraire mise en avant à la différence de celles invisibles dans les architectures académiques des gares de Paris ou de Lille. Elle devient ici le symbole de la modernité industrielle roubaisienne de l’époque (notamment par l’usage de la fonte et du verre) et fournit une généreuse lumière aux voyageurs. En façade, une longue marquise (ou auvent vitré) protège l’accès des voyageurs depuis la place.

A l’origine, une autre verrière, la halle des voyageurs, plus étendue, couvrait complètement les voies parallèlement à l’édifice. Elle fut dynamitée par les troupes d’occupation allemande quittant la ville en 1918 et ne fut malheureusement jamais reconstruite.

Gare de Roubaix A.LoubryLa gare de Roubaix telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Contributeur : François Vergin

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